Pour vérifier si un mail est une arnaque, examinez l’expéditeur, les liens, le ton du message et ce qu’on vous demande de faire. En cas de doute, ne cliquez pas, ne répondez pas et passez par le site officiel.
1. Vérifier l’expéditeur
Commencez toujours par regarder qui vous écrit :
- Adresse étrange : beaucoup de chiffres, fautes, domaine inconnu.
- Usurpation : nom affiché correct, mais adresse qui n’a rien à voir.
- Changement soudain : votre “banque” écrit depuis une nouvelle adresse non annoncée.
Si l’adresse ne correspond pas au site officiel de l’organisme, considérez le mail comme suspect.
2. Survoler les liens sans cliquer
Placez votre souris sur le bouton ou le lien (sans cliquer) pour afficher l’adresse en bas de votre navigateur.
- Le lien pointe-t-il bien vers le site officiel (banque, impôts, service public) ?
- Y a-t-il des fautes dans le nom de domaine (ex.
impots-gouv.frau lieu deimpots.gouv.fr) ? - Êtes-vous redirigé vers un site totalement inconnu ?
Au moindre doute, ne cliquez pas. Tapez vous-même l’adresse officielle dans votre navigateur.
3. Analyser le contenu du message
Les arnaques par mail ont souvent des points communs :
- Urgence artificielle : “dernier avertissement”, “votre compte va être fermé aujourd’hui”.
- Menace ou culpabilisation : “vous êtes en défaut de paiement”, “vos droits vont être supprimés”.
- Promesse trop belle : remboursement surprise, gain important, héritage soudain.
- Français approximatif : tournures étranges, fautes grossières, ponctuation bizarre.
4. Regarder ce qu’on vous demande de faire
Un organisme sérieux ne vous demandera jamais directement par mail :
- vos identifiants complets de connexion,
- votre code de carte bancaire ou votre code reçu par SMS,
- d’effectuer un virement “d’urgence” vers un nouveau RIB non annoncé.
5. En cas de doute : ne cliquez pas
Si quelque chose vous semble étrange :
- ne cliquez sur aucun lien,
- n’ouvrez pas les pièces jointes,
- contactez l’organisme en passant par son site officiel ou son numéro habituel.
Questions fréquentes
Comment repérer une adresse d’expéditeur usurpée ?
Comparez le domaine réel avec celui de l’organisme officiel et vérifiez les fautes ou les variations subtiles.
Un mail sans lien peut-il être une arnaque ?
Oui, surtout s’il réclame des informations sensibles ou pousse à ouvrir une pièce jointe inhabituelle.
Que faire si une pièce jointe semble suspecte ?
N’ouvrez pas le fichier et contactez l’organisme via ses canaux officiels pour vérifier la demande.
Copiez le message ou faites une capture d’écran et analysez-le avec Docteur Arnaques. Vous obtiendrez un score de risque et une explication des signaux détectés.